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LeRadeauTJolly©JeanLouisFernandez_012

Le Radeau de la Méduse

Georg Kaiser

NOTE D’INTENTION

Un huis-clos. Au milieu de l’océan.

12 enfants loin des leurs, jetés à la mer par la barbarie à laquelle s’adonne les adultes.

Comme le fera plus tard Golding dans Sa Majesté des mouches, Kaiser décrypte les mécanismes sociétaux avec un groupe d’enfants isolés, en proie à eux-mêmes, loin du monde des adultes.

Sur l’embarcation s’invente un modèle de société juste, égalitaire.

Ils partagent le lait encore chaud, les biscuits et l’eau.

S’alternent aux rames et au tambour qui leur permettra d’être entendu dans le brouillard.

Mais bientôt ils découvrent un treizième enfant à bord. Plus petit, muet. Et toute l’harmonie se fissure.

Treize.

Georg Kaiser s’inspire d’un fait réel différent de celui qui a inspiré Géricault pour sa célèbre toile. C’est une autre histoire d’Hommes et d’Océan, une autre histoire de survie, plus contemporaine, que Kaiser rend tout aussi barbare. La méduse ici n’est pas le nom d’un galion échoué, mais davantage une personnification du mythe.

En plaçant ces débats dans des bouches d’enfants, Georg Kaiser met à jour la scission d’une communauté, la lutte pour le pouvoir, la force et les méthodes d’endoctrinement… Dans une langue concise, faussement emprunte de naïveté enfantine, Kaiser dissèque le mécanisme de la monstruosité inhérente à la nature humaine.

Victimes de la guerre, et condamnant les adultes belliqueux ils vont pourtant glisser insidieusement vers la barbarie au nom de leur croyance religieuse.

Le Radeau de la Méduse est un précipité glacé du mécanisme tragique et séculaire de l’Humanité.

Thomas Jolly, mars 2016

Teaser #1

Teaser #2

Extraits vidéo

Revue de presse

Dates de tournée

 

GÉNÉRIQUE

Traduction Huguette et René Radrizzani (Éditions Fourbis, 1997)

Mise en scène  Thomas Jolly

Scénographie Heidi Folliet, Cecilia Galli

Construction Heidi Folliet, Cecilia Galli, Léa Gabdois-Lamer, Marie Bonnemaison et Julie Roëls

Costumes, maquillages et coiffures Oria Steenkiste

Accessoires Léa Gabdois-Lamer

Lumière Laurence Magnée

Vidéo et effets spéciaux Sebastien Lemarchand

Composition musicale Clément Mirguet

Son Auréliane Pazzaglia

Plateau et machinerie Marie Bonnemaison et Julie Roëls

Régie générale Marie Bonnemaison

Collaboration à la mise en scène Mathilde Delahaye, Maëlle Dequiedt

Avec Youssouf Abi-Ayad, Éléonore Auzou-Connes, Clément Barthelet, Romain Darrieu, Rémi Fortin, Johanna Hess, Emma Liégeois, Thalia Otmanetelba, Romain Pageard, Maud Pougeoise, Blanche Ripoche, Adrien Serre.

Et en alternance Blaise Desailly et Gaspard Martin-Laprade

Consultante en théologie Corinne Meyniel

Spectacle créé avec l’accompagnement artistique de La Piccola Familia  Thibaut Fack (scénographie), Clément Mirguet (son) et Antoine Travert (lumière).

Équipes techniques et pédagogiques Bruno Bléger (régie générale), Dominique Lecoyer (directrice des études), Pierre Albert (scénographie et costumes), Sophie Baer (lumière), Hervé Cherblanc (scénographie), Gregory Fontana (son et vidéo), Elisabeth Kinderstuth (costumes), Roland Reinewald (artifices), Françoise Rondeleux (chant), Bernard Saam (plateau), Hélène Wiss (maquillages et coiffures).

Production Théâtre National de Strasbourg

Coproduction La Piccola Familia

avec la participation artistique du Jeune théâtre national

avec le soutien de l’ODIA Normandie / Office de Diffusion et d’Information Artistique de Normandie

Les décors et costumes ont été réalisés aux ateliers du Théâtre National de Strasbourg

Création le 17 juillet 2016 au Festival d’Avignon

Thomas Jolly est artiste associé au Théâtre National de Strasbourg

Durée : 1h45

Photos Jean Louis Fernandez