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Les Pleurnicheurs – atelier de réalisation avec des comédiens amateurs

en partenariat avec le Grand T

« Comme tout grand auteur, il me semble, Levin est universel parce qu’il a écrit au plus intime de lui-même : son œuvre tend un miroir à quiconque veut bien s’y voir grimacer. » `
François Rancillac, metteur en scène et ancien directeur de la Comédie de Saint-Étienne.

Après l’Agamemnon de Sénèque monté sur le plateau du théâtre Quartier Libre à Ancenis en 2017, et parce que la quasi-totalité des acteurs et actrices amateurs / trices d’Agamemnon sont de retour pour un nouveau stage 2019 donné par La Piccola Familia, il a semblé évident aux deux comédiens- intervenants, Emeline Frémont et Samy Zerrouki, de se saisir de la force vive de ce groupe et de prolonger la recherche de plateau sur les univers tragiques, mais cette année avec un texte contemporain : Les Pleurnicheurs d’Hanokh Levin.

Dans cette ultime pièce Les Pleurnicheurs, écrite en 1999 sur son lit d’hôpital, le dramaturge et metteur en scène israélien nous plonge dans la vie d’un hôpital à Calcutta.
Dans un même lit deux agonisants et un vieillard sénile expriment l’ angoisse et le désespoir qui les étreignent face aux grandes questions existentielles – la vie, la mort- auxquelles ils n’ont toujours pas trouvé de réponses :

Notre existence est-elle vouée à l’échec ?
Est-ce un combat perdu d’avance puisque, au bout, nous mourons tous ? Pour quoi vit-on ?
Afin de les distraire et d’apaiser leurs questionnements, toute l’ équipe médicale de l’hôpital décide de leur jouer un extrait d’une pièce antique intitulée « Vie et souffrance d’Agamemnon ».

Avec son écriture débarrassée de toutes fioritures, le texte de Levin est d’une férocité et d’une simplicité bouleversante.
Souvent rapproché de Georges Feydeau pour leur analyse commune du microcosme du quotidien de monsieur et madame Tout-le-monde, leur même manière d’aborder les thèmes d’une cruauté féroce en les cachant sous des situations banales, Hanokh Levin interroge le monde moderne, emprunt de guerres civiles et de clivages religieux, économiques et sociaux grandissants.

Face à ces questionnements existentiels posés par les malades de l’hôpital, mais aussi la tristesse de la vie et la bassesse humaine que nous renvoie la pièce, la réponse que nous donne l’auteur c’est la lutte, un cri, un besoin de vivre insolemment sans jamais cesser de rêver, de rire, de pleurer de se raconter des histoires.

Le public est convié, dans un perpétuel mouvement qui va des rires aux larmes, à se reconnaître dans ces personnages et à y aimer ce qu’il y a de faible, de peureux, d’humain et d’illusoire.

Après l’Agamemnon de Sénèque, les comédiens amateurs du spectacle sont de retour pour vous présenter le résultat de leur atelier de réalisation avec la compagnie La Piccola Familia le samedi 13 avril 2019 à 20h30 au Théâtre Quartier Libre d’Ancenis. (entrée gratuite sur réservation : 02 51 14 17 17 — reservation@theatre-ancenis.com)